L’HERLICHIOSE

 

L’ Ehrlichiose est une maladie parasitaire transmise par les tiques. Elle se caractérise par une anémie, une atteinte du système immunitaire, et une altération de la coagulation sanguine. Bien que rare, c’est une maladie mortelle.

 

Les tiques ne sont pas seulement des parasites répugnants, elles sont aussi des vecteurs de redoutables maladies (piroplasmose, maladie de Lyme, ehrlichiose…). Armée de quatre pattes et d’un rostre acéré qui vient se planter dans la peau du chien pour se nourrir de son sang et contaminer l’animal.

 

 
    

 

Les tiques passent par différents stades de développement qualifiés d’œufs, de larves, de nymphes et d’adultes. Ce développement n’est possible que si les parasites prennent des « repas » de sang. Leurs principales périodes d’activité se situent au printemps, au début de l’été et à l’automne. Mais le risque n’est jamais nul. Un hiver doux leur permet de continuer à proliférer.

 

Lieux de propagation.

 

On retrouve cette maladie dans le monde entier. Elle est particulièrement présente en Amérique du Nord et du Sud et en Afrique du Sud.

La tique incriminée en France est   « Rhipicephalus sanguinéus » dont la partition géographique est déterminante pour suspecter la maladie. Les régions les plus touchées actuellement, sont la Vallée du Rhône et le Bassin Méditerranéen.

 

Prévention et contrôle

 

Si vous habitez ou partez en vacances avec votre chien dans une zone ou un pays à risques, il est vital de protéger son chien contre les tiques, et vérifier son pelage après chaque sortie. Si vous pouvez retirer les tiques de leur fixation, cela aide à prévenir de la maladie.

Plusieurs moyens préventif sont disponibles : les poudres ont été abandonnées au profil des colliers contenant de la deltaméthrine, des sprays et des pots on qui sont de petites pipettes contenant un insecticide que l’on dépose entre les poils, sur la peau du chien et qui se diffuse sur l’ensemble du corps.

La plupart de ces produits ont l’avantage d’être aussi efficaces contre les puces et les phlébotomes, (leishmaniose).

 

Pour enlever les tiques on peut toujours utiliser la bonne vieille pince à épiler, mais au risque

de laisser sous la peau  la tête ce qui va provoquer un abcès.

Il existe en pharmacie des dispositifs en plastique, des crochets à tiques, qui permettent

D’enlever proprement ces parasites.

 

Signes Cliniques de la maladie

 

La maladie peut être aigue, subaiguë ou chronique.

 a) La première phase de la maladie  (phase aiguë) peut passer inaperçue. Elle survient quelques jours après la piqûre de la tique contaminante. Le chien est abattu et présente une augmentation de la taille des ganglions, une anorexie, des vomissements, des saignements, des frissons, des douleurs articulaires…

Cette phase peut durer jusqu’à quatre semaines et disparaît quelquefois sans traitement, mais le chien n’est pas immunisé pour autant. Toutefois, si rien n’est fait, une phase de latence survient durant laquelle le germe est toujours présent, sans que le chien présente de symptômes cliniques. Seules des anomalies sanguines sont repérables si une analyse est faite.

 

 b) En fonction de l’espèce, une phase subaiguë peut s’installer. Parmi les signes chroniques les plus marqués, on observe des saignements de nez, des signes neurologiques, une inflammation rénale, de l’arthrite et des convulsions.

La plupart des chiens ne survivent pas.

 

 c) La phase chronique est très grave et se manifeste par un amaigrissement, une baisse notable de l’appétit, des saignements de nez, des douleurs articulaires.

A l’analyse sanguine, les chiens présentent une diminution de toutes les cellules du sang

(globules, rouges et blancs plaquettes) due à une atteinte irréversible de la moelle osseuse. Les chiens touchés de formes chroniques ont peu de chance de survie, même avec un traitement adapté, car ils ne peuvent plus fabriquer de cellules sanguines.

 

Diagnostic et traitement

 

Le diagnostic repose essentiellement sur la présence de tiques sur l’animal et des symptômes qu’il présente ainsi que sur le résultat de l’analyse sanguine. (Encore faut-il avoir des symptômes avant la déclaration de la maladie).

Le traitement proposé est assez efficace dans la phase aiguë et dans la phase latente.  Il consiste en l’administartion prolongée de certains antibiotique comme la doxycicine, la

Tétracycline et des macrolides, sur prescription vétérinaires.

Dans la forme chronique, le traitement est malheureusement illusoire.

 

Conclusion 

 

L’Ehrlichiose est une maladie encore  rare mais en progression dans le bassin méditerranéen.

Très grave irrémédiablement mortelle dans sa forme chronique. D’autant plus grave qu’elle passe assez souvent inaperçue des propriétaires  dans sa forme aiguë, qui de ce fait ne consultent pas le vétérinaire.

Et s’il fallait retenir qu’une chose, celle-ci :

 

Chien patraque, urine marron ou jaune safran,

Foncez chez le vétérinaire, en vitesse.

 

 

 

 

 

Répartition de l'Ehrlichiose canineSignes cliniques

 

 

Recherche : Max GREGOIRE.